Index glycémique : les aliments à privilégier et à limiter
L’équipe Nilera·Mis à jour le 13 juillet 2026·3 min de lecture
L’index glycémique (IG) est un outil précieux quand on surveille sa glycémie — à condition de savoir le lire. Voici ce qu’il mesure vraiment, le tableau des aliments à IG bas, moyen et élevé, et surtout les pièges qui font que l’IG ne dit jamais toute l’histoire.
Qu’est-ce que l’index glycémique ?
Tous les glucides ne se valent pas. L’index glycémique (IG) mesure la
vitesse à laquelle les glucides d’un aliment font monter la glycémie,
comparés à une référence, le glucose pur, noté 100.
Un aliment à IG élevé libère son sucre vite : la glycémie grimpe
fortement, puis retombe — souvent avec un coup de fatigue et une fringale.
Un aliment à IG bas libère son sucre lentement : la montée est
douce et prolongée, plus facile à gérer pour l’organisme.
C’est donc un outil précieux pour composer des repas qui lissent la
glycémie plutôt que de la faire osciller en dents de scie.
Bas, moyen, élevé : les trois niveaux
La classification est simple à retenir :
Niveau
Index glycémique
Exemples (valeurs indicatives)
IG bas
55 ou moins
lentilles, pois chiches, légumes verts, pomme, poire, yaourt nature, pâtes al dente, flocons d’avoine
IG moyen
56 à 69
riz basmati, semoule, banane bien mûre, ananas, pain complet
IG élevé
70 et plus
pain blanc, baguette, purée de pomme de terre, riz blanc à cuisson rapide, corn flakes, sucre
Les valeurs exactes varient d’une table à l’autre : retenez les familles
plutôt que le chiffre au point près.
Les aliments à privilégier et à limiter
Traduit dans l’assiette de tous les jours :
À privilégier (base des repas)
les légumineuses (lentilles, pois chiches, haricots) — IG bas et riches
en fibres ;
les légumes, à volonté ou presque ;
la plupart des fruits entiers ;
les céréales complètes et les pâtes cuites al dente ;
les produits laitiers nature.
À limiter (à réserver ou à accompagner)
pain blanc, baguette, biscottes → préférez le complet ou le levain ;
purée, frites, riz blanc très cuit → préférez pommes de terre en
morceaux refroidies, riz complet, semoule complète ;
produits sucrés, sodas, jus → l’exception, pas l’habitude.
Bonne nouvelle : « limiter » ne veut pas dire « supprimer ». Le choix de la
version (complet plutôt que blanc) et l’accompagnement changent souvent tout,
comme l’explique notre article
quel pain choisir.
Les limites de l’IG : ce que le chiffre ne dit pas
C’est le point que beaucoup d’articles oublient — et il est essentiel. L’IG
seul ne suffit pas à prédire l’effet réel sur votre glycémie, pour quatre
raisons :
La quantité compte. L’IG se mesure pour une portion standard de
glucides. Manger deux fois plus double l’effet. C’est la notion de
charge glycémique (IG × quantité de glucides).
La cuisson modifie l’IG. Des pâtes al dente ont un IG plus bas que des
pâtes trop cuites ; une pomme de terre refroidie, plus bas que chaude en
purée.
Le repas complet lisse tout. Ajouter des fibres, des protéines
ou un peu de matières grasses ralentit l’absorption : un aliment à IG
élevé mangé au sein d’un repas équilibré monte moins vite.
La maturité joue (une banane mûre a un IG plus haut qu’une banane
ferme).
En pratique
Mémorisez les trois seuils : 55 et 70 encadrent le bas, le moyen et
l’élevé.
Basez vos repas sur les IG bas : légumineuses, légumes, fruits entiers,
complet et al dente.
Choisissez la bonne version plutôt que de supprimer : complet plutôt que
blanc, morceaux plutôt que purée.
Pensez repas complet : fibres + protéines + matières grasses freinent la
montée de sucre, quel que soit l’IG.
Rien n’est interdit, tout se dose : composer des assiettes qui tiennent la glycémie, garder vos plats préférés et manger avec plaisir — même avec un petit budget.
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