L’équipe Nilera·Mis à jour le 13 juillet 2026·3 min de lecture
Les fibres sont l’un des rares « nutriments » que presque tout le monde gagnerait à augmenter — et c’est encore plus vrai quand on surveille sa glycémie. Voici l’objectif chiffré recommandé, pourquoi les fibres lissent les pics de sucre, et surtout où les trouver dans l’assiette de tous les jours.
Combien de fibres par jour ? L’objectif officiel
En France, l’ANSES fixe la référence autour de 30 g de fibres
alimentaires par jour pour un adulte. C’est un repère de population, un cap
vers lequel tendre — pas un compte à tenir au gramme près.
Le problème, c’est l’écart avec la réalité : en moyenne, les adultes n’en
consomment qu’environ 20 g par jour. Il manque donc, pour beaucoup, une
dizaine de grammes quotidiens. Bonne nouvelle : combler cet écart ne
demande pas de bouleverser son alimentation, mais quelques substitutions bien
choisies (nous y venons).
Pourquoi les fibres comptent, surtout pour la glycémie
Les fibres sont la partie des végétaux que l’on ne digère pas complètement.
On en distingue deux familles, utiles pour des raisons différentes :
Les fibres solubles (avoine, légumineuses, pomme, orge…) forment un gel
dans l’intestin. Ce gel ralentit l’absorption des glucides : le sucre
passe plus progressivement dans le sang, et le pic de glycémie après le
repas est atténué. C’est l’effet le plus intéressant quand on surveille sa
glycémie.
Les fibres insolubles (son de blé, légumes, peaux de fruits) accélèrent
le transit et jouent surtout sur la digestion.
À cela s’ajoutent deux bénéfices indirects mais majeurs : les fibres
rassasient (elles aident donc à la gestion du poids) et accompagnent une
alimentation naturellement moins sucrée. Or perte de poids et alimentation
équilibrée sont deux leviers reconnus contre l’évolution du prédiabète.
Où trouver les fibres ? Les meilleures sources
Voici des ordres de grandeur pour repérer les aliments qui pèsent le plus
dans votre total de la journée (valeurs indicatives, pour 100 g) :
Aliment
Fibres (~ pour 100 g)
Légumineuses cuites (lentilles, pois chiches, haricots)
5 à 8 g
Flocons d’avoine (crus)
~10 g
Amandes, noix
~10 à 12 g
Pain complet / aux céréales
~6 à 7 g
Pruneaux, figues séchées
~6 à 7 g
Légumes verts cuits (brocoli, haricots verts)
~3 à 4 g
Fruits avec la peau (pomme, poire)
~2 à 3 g
Riz complet cuit
~1,5 à 2 g
Pour comparaison : pain blanc / riz blanc
~0,5 à 2 g
La logique saute aux yeux : le complet bat le raffiné, et les
légumineuses sont imbattables. Une assiette de lentilles, un pain complet
et deux fruits vous rapprochent déjà nettement des 30 g.
Comment passer de 20 à 30 g sans y penser
Inutile de tout compter. Quelques échanges suffisent à gagner la dizaine
de grammes manquante :
Le pain : remplacez le pain blanc par du pain complet ou aux
céréales (voir quel pain choisir).
Les féculents : passez au riz complet, aux pâtes complètes, et
invitez les légumineuses deux à trois fois par semaine.
Le petit-déjeuner : des flocons d’avoine à la place des céréales
soufflées sucrées.
Les fruits : entiers et avec la peau quand c’est possible, plutôt
qu’en jus.
Les collations : une poignée d’amandes plutôt qu’un biscuit.
En pratique
Visez ~30 g par jour, sachant que vous partez probablement d’environ
20 g.
Trois réflexes qui font l’essentiel du chemin : complet plutôt que
raffiné, légumineuses plusieurs fois par semaine, fruits et légumes à
chaque repas.
Gardez la peau des fruits et légumes quand c’est possible.
Montez en douceur et buvez assez d’eau pour éviter l’inconfort digestif.
Rien n’est interdit, tout se dose : composer des assiettes qui tiennent la glycémie, garder vos plats préférés et manger avec plaisir — même avec un petit budget.
Le pain n’est pas interdit avec un diabète : le complet, le levain et le seigle valent mieux que la baguette blanche. Portions et vrais repères, sans renoncer.
Aucun fruit n’est interdit avec un diabète de type 2. Les vrais repères : deux à trois portions par jour, le fruit entier plutôt que le jus, et le bon moment.